SUCCESS STORY : Refaites de la science !
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Nous connaissons déjà l’initiative Terra Numerica, tiers-lieu fédératif d’activités scientifiques de popularisation, et l’auto-entreprise SNJL, qui crée des objets scientifiques pour mener des activités de découverte scientifique.

Ici, c’est le fait de proposer des ressources ouvertes, librement réutilisables et entièrement documentées qui a permis, grâce à la Fondation Blaise Pascal, de réaliser un nouveau projet.

On propose que chacune et chacun non seulement profite, mais s’approprie aussi des activités d’initiation ou de sensibilisation aux sciences du numérique (informatique et mathématiques associées) pour devenir, à son tour, actrice et acteur de la médiation scientifique
ObjectiL’action, concrètementfs pédagogiques et didactiques de l’action
Notre finalité ? Contribuer à ce que toutes et tous comprennent, à leur niveau et dès le plus jeune âge, les fondements du numérique (ce n’est pas si compliqué quand on s’y met tout jeune), à ce que l’on démystifie ce qu’on appelle l’intelligence artificielle et à ce que l’on développe leur esprit critique face à toutes ces mutations technologiques.
Et au niveau du savoir-être ? Partager des valeurs en lien avec le numérique : utilisation frugale du numérique tant du point de vue cognitif que de l’environnement, bienveillance dans la communication, égalité entre les personnes, donc entre les genres (fondée sur la pédagogie de l’égalité), bénéfice de travailler en collaboration (on parle de compétences du 21e siècle).Ok, mais la démarche ? Proposer de découvrir des notions scientifiques abstraites en jouant à des activités débranchées, puis en construisant sa propre version de ces jeux à ramener à la maison.

Cela permet de construire de véritables représentations des concepts sous-jacents, de manière active et participative : on devient, très concrètement, actrice ou acteur de sa propre acculturation scientifique, socio-économique (production à bas coût d’objets de science réutilisés dans l’environnement familial ou relationnel) et écologique, avec l’utilisation maximale de matière recyclée et des montages minimaux (plutôt que des kits commerciaux) pour concrétiser les notions partagées.
L’action, concrètement
À l’école et/ou en périscolaire, on installe une salle avec des stands d’activités, qui peuvent aussi servir au-delà de l’animation proposée ici. Les enfants entrent dans la salle et … nous voilà plongés dans un parcours de découverte ou de jeux ; les enfants s’entraînent sur des postes de manipulation scientifique tout en découvrant des notions liées aux personnalités de l’informatique.
Puis, pour chaque activité, eils construisent elles-mêmes ou eux-mêmes une version de ces jeux d’entraînement avec la mission de repartir à la maison pour, à leur tour, partager des grains de science. À la fin, en classe entière, on “débriefe” les notions sous-jacentes.

Ces activités sont proposées par Terra Numerica, sous forme de ressources librement réutilisables (licence Creative Commons) et tout est détaillé dans ce document partagé. L’initiation au µ:bit est proposée sous forme de tutoriel destiné aux personnes qui animent l’activité.
L’histoire de l’informatique évoquée rapidement pendant l’atelier est proposée à la maison sous forme de livret et de petit film.
Ce qu’a permis la Fondation Blaise Pascal
Le budget de la Fondation Blaise Pascal a permis de préparer 220 kits pour chaque élève et professeur·e des écoles, ainsi que de concevoir et de réaliser les animations pour les 8 classes du CE1 au CM2. Toutes les ressources sont évidemment ouvertes et librement reproductibles, avec une documentation assez synthétique mais complète et les contacts appropriés pour accompagner. Nous nous sommes imposé un processus de fabrication simplissime : des feuilles imprimées et plastifiées, des éléments à découper par les enfants et des jetons en bois à colorier, à quelques tout petits éléments près : coût minimal, reproductibilité optimale, adaptabilité maximale.
L’école élémentaire du Rouret, géographiquement éloignée des centres scientifiques et technologiques du secteur, est un “pilote” pour nos projets de médiation scientifique. En collaboration avec l’association des parents d’élèves, elle s’est associée à nous pour expérimenter ce nouveau projet, avec le souhait d’en faire profiter tous les niveaux, du CE1 au CM2. C’était un défi, mais aussi une chance de voir, selon le niveau des élèves, ce qui peut être partagé dans le cadre d’activités débranchées d’initiation à des concepts des sciences du numérique.
Les « interventions ont été très appréciées par les enseignant·e·s et les élèves étaient ravis aussi », et nous, animatrice scientifique et chercheur impliqué·e·s, sommes profondément reconnaissants de l’accueil : grande gentillesse et super motivation, certes, mais impliquant quelque chose de plus profond : nous avions une vision commune de ce que cette action apportait aux enfants, et de ses limites aussi. Cette “ambiance bienveillante” réjaillissait sur les enfants.
Les enfants devaient venir “s’amuser sérieusement”, se convaincre que ces sciences du numérique sont pour elles et eux aussi.
Ce fut une véritable co-animation scientifique de l’activité elle-même après une formation préalable “opérationnelle” (pas juste raconter ce qu’on va faire, mais le faire faire).
Éléments d’évaluation de l’activité
Sans surprise, le fait que les enfants repartent à la maison avec “leur” pochette pour réinvestir, partager à leur tour et expliquer avec leurs propres mots est considéré comme le levier. Avec la pochette pédagogique, on va partager quelque chose “à faire” en famille et même répondre aux questionnements du type “qu’est-ce qu’on apprend avec ça”.
Sans surprise, là encore, grâce à Terra-Numerica, tout le matériel des activités est prêt et son usage est bien rodé, avec des déroulements simples et clairs.
Nous avons sollicité l’équipe pédagogique afin d’obtenir une évaluation axée sur les améliorations à envisager. Il y en a plusieurs qui sont détaillées ici, dans une version plus longue du présent texte. Forts de ces éléments correctifs, très faciles à mettre en œuvre, nous saurons proposer une version véritablement améliorée de ce qui a été proposé.
Et « quand on parle de science, quel plaisir de voir une étincelle s’allumer dans les yeux d’un·e enfant », nous disait Gilles Kahn, en évoquant la médiation scientifique, lui à qui nous devons d’avoir fait de cette mission une facette de nos métiers de la recherche.