SUCCESS STORY : Sciences, un métier de femmes – les 10 ans !

L’association Femmes&Sciences et le Laboratoire d’Excellence ASLAN se sont associés, il y a maintenant 10 ans pour organiser la journée « Sciences, un métier de femmes ».

Femmes & Sciences a été fondée en 2000, regroupe plus de 650 membres dans toute la France et a comme principaux objectifs de : 1. promouvoir les femmes scientifiques ; 2. inciter les jeunes, et particulièrement les filles, à s’engager dans des carrières scientifiques et 3. constituer un réseau d’entraide – et ce, sur tout le territoire. Par ses actions, elle touche près de 25 000 scolaires par an.

Le LabEx ASLAN regroupe trois laboratoires de recherche CNRS : ICAR, DDL et LIRIS. Son objectif est double :

  • comprendre la richesse le phénomène biologique et social qu’est le langage en intégrant une approche scientifique intégrative et interdisciplinaire et
  • développer la valorisation sociétale en Sciences Humaines et Sociales.

Dans ce contexte, plusieurs types d’interventions ont été développés : de la création de dispositifs en santé à la formation en passant par des actions grand public d’utilité publique telle que l’organisation de la journée « Sciences, un métier de femmes ».

La journée « Sciences, un métier de femmes », organisée par Isabelle Vauglin et Audrey Mazur, toutes deux scientifiques, est réservée aux lycéennes pour les mettre dans des conditions d’écoute maximales. Elle a plusieurs objectifs :

  • Convaincre les jeunes filles que toutes les voies d’étude leur sont ouvertes
  • Lutter contre l’invisibilité des femmes dans les sciences ;
  • Montrer par l’exemple que tous les métiers scientifiques
    sont mixtes ;
  • Donner aux jeunes filles confiance en elles et donner envie de dépasser les préjugés et les croyances limitantes.

Une croyance limitante est une idée profondément ancrée, intériorisée, que nous prenons d’emblée pour une vérité. Elle influence alors nos choix, nos émotions et nos comportements… « je ne suis pas assez… » ; « ce n’est pas pour moi… » ; « les filles sont nulles en maths… » ; « Les études en informatique sont que pour les hommes… »… et bien d’autres encore !

Ces croyances se construisent très tôt ! Mais nous devons :

  1. les identifier, les conscientiser
  2. en comprendre les sources
  3. pour ensuite les déconstruire
  4. et reprogrammer son mental pour se construire de nouveaux schémas !

Avec cette journée, nous apportons aux jeunes filles quelques clés pour réaliser ce chemin avec les interventions d’Audrey Mazur, d’Isabelle Vauglin et Clémence Perronnet, puis avec des discussions avec les marraines présentes.

Les retour des participantes:

Les retours du questionnaire que nous soumettons aux lycéennes prouvent que cette journée a son impact :

  • 84% des jeunes filles trouvent que cette journée a changé leur façon de voir les métiers scientifiques
  • 57% des jeunes filles trouvent que cette journée aura un impact sur le choix de leurs études
  • 80% des jeunes filles trouvent que cette journée est utile pour augmenter le nombre de femmes dans les métiers scientifiques
  • 83% des jeunes filles disent que les marraines leur ont donné envie de suivre leurs exemples
  • 90% des jeunes filles disent les marraines leur ont donné confiance dans leurs capacités à réussir

La journée « Sciences, un métier de femmes » a pu être pérennisée depuis 10 ans grâce à divers financeurs privés et publics et ainsi permis de toucher près de 5 000 lycéennes, de plus de 80 lycées de la région Auvergnes-Rhône-Alpes.

Cette journée « Science, un métier de femmes ! » est indispensable pour aider les lycéennes à décrypter ces stéréotypes et le carcan tenace qu’ils leur imposent, les convaincre qu’elles ont toutes les capacités pour réussir dans toutes les filières.

La Fondation Blaise Pascal aide alors à la pérennisation de cette journée en la soutenant chaque année ! Cette journée a besoin de chacun de ses partenaires financiers pour atteindre chacun de ses objectifs ! En particulier, nous prenons en charge les bus pour faire venir des lycéennes de lycées hors de la Métropole et de toute l’Académie. C’est une dépense importante mais nous pensons nécessaire de toucher les jeunes filles qui sont le plus éloignées des sciences.

Un financeur manquant = un aspect de la journée qui ne peut aboutir ! Le soutien de la Fondation est donc indispensable à la réussite de cette action.

Grâce aux financements obtenus, nous payons la réalisation d’un compte-rendu en format BD que nous envoyons aux lycéennes qui sont venues. Là encore, le budget est important mais nous pensons que cette « BD » permettra aux filles de garder un souvenir marquant de la journée, en particulier quand elles feront leurs choix de filières.